Publié dans Editorial

Gare aux mercenaires !

Publié le vendredi, 16 juillet 2021

A l’approche d’un éventuel remaniement ou d’une retouche de l’équipe gouvernementale, des « démarcheurs politiques » souvent sans scrupules ni moralité s’agitent dans tous les sens sinon dans tous les états. L’objectif à terme consiste à se faire voir ou se faire remarquer d’abord par celui qui tient la manette de la décision et ensuite auprès de l’opinion publique. On se livre en vain à des gesticulations, à des clins d’œil et à des opérations de charme.
Dans le cas de l’espèce où le Chef de l’Etat Rajoelina consent en son âme et conscience la nécessité à remanier ou à retoucher le Gouvernement, il lui faudra nécessairement ou obligatoirement avoir en main une liste de personnalités ministrables à laquelle il va choisir librement. Le plus important consiste à se faire figurer dans cette fameuse liste. D’où le mobile de ces gestes de « m’as-tu vu ? ».
Gageons que le maître d’Iavoloha n’est pas dupe ! Les expériences du passé lui offrent, espérons-le, les moyens de pouvoir bien distinguer « les bons grains des ivraies ». N’empêche qu’il y a trop de loups qui rôdent dans les parages. Ils se déguisent en agneaux, sous leur peau. Il serait assez difficile et délicat pour un homme, à lui seul si expérimenté soit-il, de faire la part des choses face à cette multitude de prétendants. Il faudra bien prendre gare des mercenaires politiques ! D’où l’importance cruciale de l’entourage immédiat.
Madagasikara regorge de talents et de compétences et ce dans tous les domaines aussi bien parmi l’élite nationale qu’au niveau de la plateforme présidentielle. Il appartient ainsi au Président de la République, bien assisté de ses proches collaborateurs, de trier l’homme ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut. Un mauvais choixporte un gros préjudice aux intérêts supérieurs de la Nation.
Compte tenu du contexte socio-politique qui prévaut en ce moment avoisinant la surchauffe, il faudrait prendre en considération certains points de vue. La patronne du perchoir de Tsimbazaza, la députée d’Ambotofinandrahana, Christine Razanamahasoa, magistrate de carrière, juge utile que la composition du Gouvernement reflète la configuration politique à l’Assemblée. C’est une pratique valable dans tout pays respectant la « vox populi ». Un ministre doit normalement subir avec succès le « passage au feu » des urnes. Un Gouvernement composé uniquement de techniciens et déconnecté de la plateforme présidentielle aura du mal à gérer les affaires nationales ainsi que la relation avec le Parlement dominé par la couleur de la formation présidentielle. Il y aura toujours des frictions sinon un clash ! Mais attention, une équipe dominée uniquement par des militants zélés moins équipés techniquement nuit à la concrétisation rapide du « Velirano ». Il appartient donc au Chef de l’Etat, le seul maître à bord, de bien « doser » la recette.
L’Opposition s’agite. Les ténors du RMDM en jonction avec les barons du TIM profitant de la brèche du moment, s’engouffrent dedans. Seulement, ces mercenaires politiques se trompent de voie, comme d’habitude d’ailleurs ! Ils croient dur comme fer que le régime orange vit en ce moment une situation de précarité et de ce fait fragilisé et donc facile à déstabiliser. Quelle erreur monumentale ! La cote de popularité du Président Rajoelina auprès de la population demeure intacte.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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